P

remière partie d’un dossier consacré aux tables de la mer à Paris, avec une sélection d’adresses du moment ou intemporelles. Une question qui revient comme un dilemme : où déguster de bons produits de la mer à Paris ?
Voici quelques adresses

La plus nouvelle : Divellec

divellec

La décoration agréable et raffinée, contemporaine. Une réussite.

S’il était une table attendue depuis la rentrée dans le quartier chic du 7ème, c’est bien (Le) Divellec.
Oui il a perdu sa particule depuis que Mathieu Pacaud (que l’on avait découvert chez Hexagone) a repris ce lieu mythique fréquenté par le Tout-Paris, du temps de son ancien propriétaire Jacques Le Divellec, qui fût étoilé au guide Michelin.

Ambiance nouvelle dans cette « grande brasserie chic et moderne », très confortable et dans des tons de décoration agréable et raffinée. Clairement les investissements réalisés sont conséquents et impressionnants.
Un lieu qui a de l’ambition, forcément.

divellec-paris

Le bar en marbre, très long. Bien vu.

Un superbe bar vient s’approprier l’espace central.
La planque idéale pour un déjeuner en solo ou pour prendre un cocktail à plusieurs le soir venu.

Mathieu-pacaud

Le carpaccio de poisson ultra fin.

le-divellec

Les palourdes gratinées.

L’esprit se veut dans l’air du temps avec une carte d’assiettes à partager comme ces palourdes gratinées ou encore ce calque de bar, bonbons de pomme verte et baies de roses. Un carpaccio d’une finesse étonnante. Voila les palourdes gratinées au beurre de citron vert : idéales pour démarrer et instaurer la convivialité à votre table.
Elles se dégustent à la petite cuillère, pour profiter pleinement de leur farce.

divellec-seafood

Le Homard de Granville qui arrive sous sa cloche, fumé au romarin.

divellec-restaurant-paris

Le Homard et ses pommes de terre, une fois la cloche retirée.

La carte, composée essentiellement de produits marins, est renouvelée plusieurs fois par mois.
Huîtres, langoustines, Saint-Jacques, mais aussi des poissons entiers comme la sole ou le turbotin en fonction des arrivages.
Pour moi ce sera Homard de Granville en navarin de pommes de terre, fumée de romarin.
Le voici plus en détail, une fois sa cloche servant à conserver le fumage retirée.
Une pièce noble et élégante, mise en avant par un bouillon corsé comme il se doit. Un plat qui va droit au but, sans chichis, et qui réconforte en cette saison fraiche.

restaurant-le-divellec

Feuilleté tiède aux pommes et cannelle, et sa crème glacée.

Belle surprise même si l’on n’en doutait point : les desserts sont traités avec considération ici. Mention spéciale pour ce feuilleté aux pommes et cannelle, servi tiède, avec une crème glacée très onctueuse. La feuille de brique craquelle comme il faut, après une cuisson au poil et l’ensemble relève d’une précision et d’une délicatesse très supérieure à ce que l’on aurait pu attendre. Un très bon point pour terminer ce repas.
Un endroit qui en a sous le pied, et qui propose une offre assez nouvelle à Paris alliant grandeur, cadre et carte des vins très exigeante. A surveiller de près !

A noter : les salons privés, avec entrée séparée pour plus de confidentialité.
Menus à 49 et 90 euros au déjeuner. Menu Dégustation à 190 euros.
Le soir ou à la carte, compter 150 euros.
Repérée : la formule brunch du dimanche proposée à 49 euros.

Divellec
18, rue faubert
75007 Paris
+33 1 45 51 91 96
www.divellec-paris.fr

La « valeur sûre » : Dessirier

dessirier-restaurant

Le cadre élégant et confortable chez Dessirier.

Rares sont les endroits qui conjuguent qualité, accueil et confort tel que ce lieu hors du temps.
Client depuis vingt ans (le restaurant les a fêtés en 2016), c’est un peu mon adresse « valeur sûre » à Paris, celle que je recommande en premier lorsqu’on me demande un tuyau pour manger du poisson.
Une adresse qui ne m’a jamais déçue. Rare.
D’abord le cadre : élégant mais décontracté sur le service et l’ambiance. Aussi bien pour un repas à deux qu’en famille.

La carte fait la part belle aux incontournables du genre : soupe de poisson, tartares de poissons crus, fricassées d’encornets, mais aussi la mythique bouillabaisse en deux services qu’il vous faut tester une fois au moins. Mythique à Paris !

Une sole ou un turbot à deux ? foncez ! Grillé et arrosé d’huile d’Olive, c’est mon choix de prédilection quand il y en a.

dessirier

L’araignée décortiquée, vinaigrette d’artichauts et lentilles vertes.

Lors de mon passage j’ai démarré par une araignée décortiquée, vinaigrette d’artichauts,  sur un lit de lentilles vertes. On est ici dans la fraicheur du produit bien évidement, mais avec un soupçon d’agrément qui ne vient jamais empiéter sur le goût ou les textures naturelles. Ici pas besoin on vous dit.

dessirier-paris-17

Les noix de Saint-Jacques, écrasé de topinambours et chips de panais.

En plat je choisis cette fois les Saint-Jacques, écrasé de topinambours et chips de panais. Un classique, sauf qu’ici il est parfaitement éxécuté : les noix sont grillées à l’extérieur et encore nacrées à l’intérieur. Quand une envie de ce plat vous prend, c’est bien chez Dessirier qu’il faut s’en régaler.

dessirier-dessert

L’éclair craquelin au praliné, à mi chemin avec un Paris-Brest.

Ici aussi les desserts ne sont pas en reste. Visez un peu cet éclair craquelin praliné. A mi chemin avec le Paris-Brest, je peux vous assurer qu’il vous comblera de bonheur par son équilibre et sa gourmandise.Un incontournable de la scène Parisienne depuis 20 ans, dont on retrouve aux manettes des professionnels : la galaxie Rostang père et filles.

Menu imbattable au déjeuner et au diner à 44 et 52 euros (deux et trois séquences).
A la carte comptez une centaine d’euros.
Et c’est ouvert le dimanche !

Au centre de toutes les attentions, la famille vient d’ouvrir aux Halles, « Odette« , une auberge urbaine dont le chef débarque d’une adresse qu’on avait aimé : Zébulon.

Dessirier
9, place du maréchal juin
75017 Paris
+33 1 42 27 82 14
www.restaurantdessirier.com

La plus secrète : La Maison mer à l’hôtel Grand Amour

Déguster des Huîtres dans un endroit planqué en mode « clandé » voila qui est la meilleure idée éphémère de l’hiver au Grand Amour Hôtel. C’était LE pop-up de l’hiver, et si je vous en parle c’est qu’il est prêt à revenir sous une autre forme.

hotel-grand-amour-huitres

Déco brut de décoffrage et ambiance faite d’objets chinés.

la-cabane-à-huitre

Huîtres creuses, vin blanc, et généreuse tranche de pain beurrée. What else ?

On rentre par une entrée sur le côté gauche de l’hôtel et à travers une porte de garage qui semble un peu abandonnée.
Une fois à l’intérieur, les murs bruts et d’objets chinés donnent le ton, façon squat branché et cosy. C’est l’association avec la Maison Mer, un ostréiculteur qui élève ses huitres en mer de manière naturelle, qui est ici mise en avant.
Plates ou creuses elles sont garanties sans triploïde, et c’est tout ce qu’on aime.

Hotel-grand-amour

La motte de beurre salée.

Pour les accompagner, une sélection de Muscadet, Melon de Bourgogne, Chenin ou encore Chardonnay.
Egalement une bière de Brooklyn, la Sorachi Ace.

Ce lieu éphémère était ouvert jusque fin 2016 mais il revient sous une autre forme. Restez connectés, l’info arrive imminement !

Hôtel Grand Amour
18, rue de la fidélité
75010 Paris
+33 1 44 16 03 30
www.hotelamourparis.fr/grandamour

2 Réponses

  1. abitbol

    A ma connaissance, Le Divellec n’a jamais obtenu les 3 étoiles que vous lui attribuez, vous devriez vérifier

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ne ratez rien, abonnez-vous à notre newsletter :

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez nos derniers articles : revues de belles tables, interviews de chefs, reportages en cuisine, top de la rédaction, tout y passe !