A

stier, c’est une institution qui ne ronronne pas. Ouvert depuis 1956 ce bistro niché rue Jean-Pierre Timbaud dans le 11ème arrondissement propose une cuisine française traditionnelle.

Repris en 2006 par Frédéric Hubig-Schall, l’établissement revêt un décor rétro, très Parisien.
Avec ses tables en bois, ses serviettes à carreaux, ses murs lambrissés, ses photos d’époque et ses couteaux à viandes accrochés au mur, le restaurant fleure le pittoresque de bon goût. Une aubaine pour une clientèle en partie composée de touristes venus se régaler de plats emblématiques du registre bistrotier, et de Parisiens fidèles qui ne s’y trompent pas.

La cuisine est dirigée à quatre mains par Cyril Boulet (ex Robuchon, Troisgros, Marc Meneau) et Mathieu Le Tirrand (ex Alain Dutournier).
Un bistrot réjouissant c’est une lieu où la carte vous attirera quoiqu’il arrive, quand une envie vous prends d’être rassasié par des saveurs aux souvenirs uniques.
Ca tombe bien, ici, on fait dans le « Rabelaisien», si j’ose dire, mais toujours avec des produits de qualité. Le service est aimable, rapide et surtout efficace. Les mets, des classiques de la cuisine Française, sont pour certains à partager.

Le décor est soigné: on retrouve le nom de la maison gravés sur les tables en bois mais également présent sur les assiettes et les serviettes.

Le restaurant est divisé en trois salles. Deux sont situées au rez-de-chaussée. Une première, centrale, où se trouve le zinc et une seconde, plus intimiste. Enfin, il est également possible de s’installer à l’étage.

Une collection de couteaux viande orne le mur de la salle secondaire.

En entrée, on démarre par une généreuse tranche de foie gras maison au grué de cacao et gelée de vin rouge. Il est servi à la température idéale et sa texture est parfaite : ni trop gras ni trop mou. Son goût est finement prononcé.
Une belle entrée en matière, avec une recette parfaitement assaisonnée.

Foie gras au grué de cacao fine gelée au vin rouge, poivre et Granny.

En face, un mimosa d’asperges blanches. L’assiette, simplement montée, est excellente ; les asperges sont savoureuses et leur texture absolument fondante. Un vrai plat noble de bistrot qui disparaitra en quelques coups de fourchette.

Mimosa d’aspeges blanches françaises, mousseline légère.

Pour accompagner ce repas, nous choisissons dans la carte des vins (qui compte près de 350 références) un Bourgogne de Chambolle-Musigny. Très bien pour ce type de cuisine qui vous prend au corps.

Puis vient le plat de résistance. Une recette de saison (et dont la présence à la carte est de fait éphémère) que nous partageons à deux : une canette croisée mi-Colvert mi-Challans cuite de belle manière et servie avec de grosses pommes dauphines. La chaire est tendre, pas trop grasse et les pommes dauphines sont à la fois croustillantes à l’extérieur et onctueuses à l’intérieur. Une vraie maîtrise qui ne vous laissera pas indifférent, tant sur la rôtisserie que sur la réussite de cet accompagnement.

Cannette croisée mi-Colvert, mi-Challans pour deux accompagnée de pommes dauphine et d’haricots verts.

Nous nous laissons tenter par une des pièces emblématiques de la maison : un gargantuesque plateau de fromages. Pâtes dures et molles sont proposées, avec un bel affinage. Ce plateau est tellement désirable (et se faisant de plus en plus rare de nos jours) que nos voisins américains, subjugués par sa taille et son aspect, n’ont put s’empêcher de le photographier.

Un plateau de fromages qui fait rêver.

Enfin arrive, le dessert. Un soufflé au Grand Marnier qui doit impérativement être commandé en début de repas (voir au moment de la réservation car le restaurant n’en dispose que d’une quantité limitée chaque soir).
Un A (pour Astier) y est apposé en sucre glace. Le serveur découpe le soufflé et le sert dans nos assiettes. La texture onctueuse, légère, se tient parfaitement avant de fondre sur le palais. Un emblème du genre, dans le registre bistrotier !

A commander en début de repas : le soufflé au grand Marnier est découpé par le serveur.

On peut le dire, Astier ne nous a pas laissé sur notre faim : nous avons apprécié cette adresse.
Une valeur sûre, où l’on peut revenir au gré des saisons et des changements de carte découvrir les plats de la cuisine française traditionnelle ou de terroir.
Le tout pour un très bon rapport qualité prix, comparé à d’autres établissements du même registre.
C’est ce que nous appelons une vraie adresse réjouissante.

Menus à 35 et 45 euros
Carte autour 50 euros
Très belle carte des vins, avec des options sages et d’autres pour se faire réellement plaisir.
Restaurant ouvert le dimanche.

Astier
44, rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris
+33 1 43 57 16 35
www.restaurant-astier.com

A propos de l'auteur

Trentenaire, j'ai longtemps officié en temps que journaliste dans la presse magazine spécialisée. Passionné par la mode, le cinéma, la photo, le marketing, le web, je ne recule jamais devant une belle table. Outre l'écriture de nouveaux billets et articles, je gère certains aspects techniques et graphiques du site.

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