Philippe Conticini, chef pâtissier adulé par certains, vient de créer ma plus grande frustration. En m’arrêtant dans sa dernière boutique de la rue Poncelet pour commander un parfait praliné à déguster sur le champs, et après avoir averti le vendeur qu’il était inutile de trop l’emballer sous peine de ralentir mon plaisir de dégustation, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre qu’il ne pouvait pas être dégusté dans la foulée !

En effet, point de cuillère ou fourchette en plastique à me fournir et surtout, l’affirmation comme un dictat que ce n’était pas un gâteau à déguster immédiatement, à l’inverse d’une tarte au citron sur pâte sablée par exemple… autant dire que j’avais carrément mal choisi pour satisfaire mon envie immédiate!
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Mais alors M. Conticini, qu’en est-il de la gourmandise si on ne peut même plus succomber à un petit plaisir sucré quand celui-ci devient trop compliqué ? Qu’est-ce donc cette manie de créer des pâtisseries comme des bijoux, qu’il faudrait déguster avec gants blancs et cérémonial ?

Je ne parle même pas de l’emballage en pyramide que même le vendeur a eu du mal à fermer… N’étant pas du genre à me laisser faire, je l’ai attaqué directement dans ma voiture, la mousse ne me laissant pas d’autre choix que d’y aller franchement et d’une manière peu élégante il est vrai… Merci, vraiment !

La Patisserie des rêves
19 rue poncelet
75017 Paris
http://www.lapatisseriedesreves.com/

Une fois n’est pas coutume : la photo n’est pas de moi mais provient du blog de la Patisserie

A propos de l'auteur

Parisien, la trentaine, passionné de cuisine, de cigares, de jazz, et de voyages. Je me nourris un peu de tout ça chaque jour. Je partage ici les adresses qui m’ont séduites, pensant qu'il serait dommage de s'alimenter trois fois par jour par nécessité uniquement.

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6 Réponses

  1. Ariane

    Je comprends la frustration de ne pas satisfaire une envie sur le champ et en même temps un bon gâteau ne mérite-t-il pas un cadre confortable et serein pour être savouré ? (mais c’est à chacun d’en décider pas au vendeur !)

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    • adrien7575

      C’est évident, mais dans mon cas je n’ai pu décider de rien, c’est ça qui était frustrant ! De plus si cela m’avait été expliqué avant, je n’aurais peut-être pas choisi ce gâteau…

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  2. liligreedy

    J’ai eu une expérience similaire dans leur boutique du 16ème : la vente à emporter était ouverte, pas leur salon de thé. Le site internet OFFICIEL n’en faisait pas mention. Frustration de ne pouvoir s’installer confortablement pour déguster leurs merveilles. Moi j’dis : “ci pô bien de se mettre entre un gâteau d’exception et des gourmands comme nous ! c’est être téméraire aussi” 😉

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  3. Marie

    Dans mon colimateur après celle de la rue Poncelet et celle du XVIème, la nouvelle adresse-coin-boutique du BHV … idem, je n’aime pas la présentation prétentieuse, à l’inverse de ses gâteaux ! Il faut monter plusieurs étages, franchir des rayons du BHV, pour ENFIN arriver au coin gâteaux ! pas agréable, pour qui ne vient que pour ça … J’aurais adoré un accès plus pratique …
    (enfin tant mieux ça m’évitera d’y aller souvent ce n’est pas bon pour la ligne …)
    Toute cette ambiance bonbon genre Ladurée m’étouffe …
    Le paris-breste individuel est une TUERIE, comme la tarte orange, mais il manque a cet univers quelque chose de plus réel et gourmand … C’est un peu figé, comme ton expérience, on mange des gâteaux comme on veut et où on veut ! Non mais !

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