Comme vous le savez sans doute, Taste of Paris est l’événement qui va réunir pas mal de gourmands en février.

La deuxième édition de ce festival se tiendra du 11 au 14 février et mettra à l’honneur 17 chefs, toujours sous la nef du Grand Palais.

Pour la deuxième année consécutive, Kei Kobayashi fera partie des chefs présents, avec entre autre proposition, rien de moins que son plat signature : les fameux gnocchis aux truffes et jambon ibérique.

Pour le prétexte d’une interview (à lire plus bas), une récente visite m’a permis de reprendre la température, histoire de valider ce plat et.. tant d’autres.
restaurant-kei-food-in-parisVoici donc comment arrivent les gnocchis, du moins dans un premier temps.

Car saison oblige, ce plat généreux et déjà fort en saveur se voit parer d’un “exhausteur” supplémentaire, et pas des moindres : de la mélanosporum, communément appelée truffe noire.kei-gnocchi-foodinparisEt là, le plat déjà fort en saveur, crémeux et riche, devient de la vraie dynamite
Mais si ce n’était que ça me diriez vous ?
Ca serait déjà pas mal, mais puisqu’on y est je vais vous faire part du reste de mon repas.

Il a débuté par de très belles Saint-Jacques grillées, enfermées dans une crème de haddock et pomme Granny Smith.Kei-food-in-parisDélicat, avec des textures très complémentaires (craquant, ferme, gelée, espuma) voici un travail comparable à de la dentelle, mais qui serait découpée dans une matière précieuse.
Une vraie entrée qui vous booste et rafraîchit les papilles, comme pour dire : attends-un-peu-la suite-arrive-mais-on-voulait-te-montrer-ce-qui-t’attends !

Le jardin de légumes croquants est à la carte depuis le départ et je me souviens l’avoir déjà eu lors d’un autre passage chez Kei.kei-restaurant-foodinparis
Une vrai maitrise de la précision des accords, sorte de pendant de la première entrée mais avec des morceaux de saumon fumée maison cette fois-ci, qu’il faut aller piocher au fond du bol. Le genre d’assiette qui fonctionne immédiatement et met tout le monde d’accord par une sorte de magie des associations.

Arrivent alors les langoustines fumées au foin, la fricassée de shiitake et sa homardine.kei-kobayahsi-food-in-paris
Là encore vous savez que vous allez passer un bon moment, surtout quand le serveur que vous guettez sans cesse, revient avec ça :kei-kobayashi-food-in-paris-blog
La homardine est puissante, et rehausse cette chair cuite comme il faut. De beaux produits ne mentent jamais, surtout quand ils ont la chance d’être sublimés comme ici.

Encore un plat emblématique gouté la première fois et qui m’avait littéralement “soufflé”, vous allez comprendre.Kei-kobayahsi-foodinparis
Le bar de ligne et ses écailles croustillantes, comme soufflées une par une, témoigne ici encore de la maîtrise de la technique de Kei, mais également de sa capacité à créer l’étonnement et la création sur un produit qu’il affectionne particulièrement : le poisson.

L’occasion donc de poser quelques questions au chef.
– Qu’est-ce qui vous inspire et que vous trouvez intéressant ?
“C’est le produit avant tout qui m’attire, et en cela tous les produits m’intéressent.”

– Y’a-t-il un produit ou un plat auquel vous nous vous êtes pas encore attaqué ?
“Non pas spécialement car j’essaye tout. Si, peut-être le boeuf wagyu. En ce moment je sers un boeuf de Gallice mature 90 jours.”

– Pourquoi Taste of Paris ?
“Parce que c’est un festival dynamique qui fait rayonner la cuisine française. Un événement très Parisien dans un lieu emblématique et spectaculaire, c’est un réel plaisir de se retrouver sous la Nef du Grand Palais. De jeunes chefs et moins jeunes se côtoient. Un festival qui démocratise la grande et BONNE cuisine, parce que ce qui compte avant tout c’est le PRODUIT et le GOUT”

– C’est votre deuxième participation, qu’avez vous tiré ou appris de la première édition ?
“Une envie de renouveler cette expérience qui a posée ses valises l’année dernière à Paris et qui va monter en puissance cette année. C’est aussi sympa de découvrir une clientèle qui ne pousse pas encore les portes de restaurants gastronomiques.”

– Quel sera le programme et quels produits allez vous mettre en avant ?
“Mon plat signature de gnocchis aux truffes noire et jambon Ibérique.
Des truffes française de Romain Bellor et du jambon Ibérique de notre fournisseur chef Market”

Sur ces belles paroles, un dessert (de haute volée) pour conclure en beauté un repas parfaitement maitrisé. Le Vacherin agrumes et basilique en ce moment, car il change quatre fois par an au gré des saisons. kei-food-in-paris-blog
Le kumquat confit vient littéralement faire exploser l’acidité et la fraicheur en bouche, dans une structure encore une fois, où la technique n’est pas dans la démonstration, mais bien au service de la conviction. Et ça, ça vous laisse comme un goût de vouloir revenir rapidement.

Menus déjeuner de 56 à 96 euros
Au diner : 99, 146 et 180 euros.

Kei
5, rue du coq héron
75001 Paris
+33 1 42 33 14 74
http://www.restaurant-kei.fr
TASTE OF PARIS
Du 11 au 14 février 2016 au Grand Palais
En présence de Kei Kobayashi, Pierre Sang Boyer, Thierry Marx, Guy Savoy, Nicolas Beaumann, Thibault Sombardier, Hervé Rodriguez, Stéphanie Le Quellec, Juan Arbelaez, Sébastien Gravé, Yann couvreur, Ryuji Teshima, Frederic Anton, Alain Ducasse, Julien Dumas, Daniel Morgan et de Rafael Gomes.
Plus d’infos sur :
http://paris.tastefestivals.com

A propos de l'auteur

Parisien, la trentaine, passionné de cuisine, de cigares, de jazz, et de voyages. Je me nourris un peu de tout ça chaque jour. Je partage ici les adresses qui m’ont séduites, pensant qu'il serait dommage de s'alimenter trois fois par jour par nécessité uniquement.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ne ratez rien, abonnez-vous à la newsletter :

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez nos derniers articles : revues de belles tables, interviews de chefs, reportages en cuisine, top de la rédaction, tout y passe !